Si, si, tout va bien, je vous assure.

Après, à trente ans, j’avoue, j’imaginais ma vie un peu différemment. J’aurais bien aimé avoir terminé ma thèse. Avoir un job, un salaire, tout ça. Et si un éditeur avait pu accepter le roman que j’ai écrit en secret…

Quand une productrice propose à Sophie tout à la fois (un job et la promesse que son roman sera publié), ça sort du cœur : oui ! Malheureusement pour elle, le job en question consiste à fabriquer un feuilleton télé. Un feuilleton télé ? Quelle horreur ! En même temps, une double vie, ça n’est pas si compliqué…

Générationnelles
Plus qu'un roman d'apprentissage, ce livre rappelle les meilleures auteures américaines de chick lit sucré-salé que sont Lauren Weisberger ou Sophie Kinsella... Des pages sonnant tel un compte à rebours, comme dans un des meilleurs épisodes de 24 Heures Chrono.
l'Irrégulière
J'ai adoré ce roman, sorte de Diable s'habille en Prada à la sauce télévisuelle. Je me suis beaucoup amusée, les personnages m'ont vraiment paru attachants, en particulier Sophie, dans laquelle je me suis beaucoup reconnue (ah, la volonté d'être parfaite aux yeux de celui qu'on aime !). Je suis emballée...
Croqueuse 2 Livres
J'ai adoré aussi les touches modernes du roman… On voit les rouages de la série, ses intrigues, ses acteurs, sa manière de faire... Et décortiquer ce petit monde de la télévision, c'est juste un régal… Un bouquin qui se dévore et avec du vrai style dedans. Et ça, c'est beau.
Le Blog d'un Littéraire
Tout est passé à la moulinette, sous le joug de la féroce mais touchante Joyce Verneuil et de toute une ribambelle de personnages, croqués avec amour par Thomas Raphaël... Certains appelleront ce livre de ''la chick litt'' : s'il faut lui coller une étiquette, allons-y, mais c'est bien plus que ça...
Lectrices and the City
J'étais captivée, je l'ai lu d'une seule traite… Education, pouvoir, trahison, homosexualité... Mine de rien ce roman aborde un grand nombre de sujets de fond. Sous les paillettes, la vie, la vraie !
Moi, Clara et les Mots
Je me suis régalée avec cette lecture ! C'est drôle, frais, vif et surtout le personnage de Sophie est très attachant... Avertissement : une fois commencé, impossible de lâcher ce livre !
Miss Chocorêve
Le personnage de Sophie est très attachant et se retrouve vite pris dans son histoire en vouloir savoir la suite...
Trentenaire Avertie
Ce roman n'est pas très tendre avec ce genre de feuilleton, mais jamais il ne l'assassine. Les gens qui le font, que ce soient les comédiens, les assistants, les dialoguistes, les caméramens, tous ces gens qui le font sont eux très bien, très gentils, ils font de leur mieux, et ils se donnent à fond. Et ça c'est respectable. Je recommande.
Marianne
Un roman qui ferait un excellent script de série, mais qui oserait la produire?
TouteLaTélé
Le premier roman de Thomas Raphaël est un de ces plaisirs (non) coupables de lecteurs... Une plongée édifiante et divertissante dans les coulisses d'un feuilleton télé.
LiraTouva
Sans les nécessités de la vie quotidienne, j'aurais bien lu ce roman d'une seule traite tellement son histoire est entraînante, drôle, enlevée, dans le vent.
TéléObs
Un roman formidablement renseigné sur les coulisses des séries télé. Palpitant.
Bruxelles News
Vous adorez les sitcoms ou vous avez aimé le Journal de Bridget Jones, alors ce roman est fait pour vous! Le ton est vif, les personnages attachants et... on en redemande!
L'Est Eclair
Une comédie rythmée et pleine de fraîcheur.
Grazia
Joue le jeu avec malice et efficacité. Contrat rempli.
l'Humanité Dimanche
Un roman d'apprentissage plein d'humour… Ca parle de télé mais c'est de la littérature.
France Culture
Bravo! Un roman malicieux et intelligent.
Télé 2 Semaines
L'auteur fait claquer les répliques. Un roman rythmé et jubilatoire.
TéléCableSat
Le roman de l'été.
Télé 7 jours
Fans de séries, le roman de Thomas Raphaël est fait pour vous !
France Info
Drôle et caustique... Le diable s'habille en Prada version série télé.
Le Nouvel Obs +
Pétillant, drôle, émouvant. Cinq cent pages de plaisir sans remords.

A Au départ, c’était l’envie de raconter un milieu que je connais et que j’aime : les coulisses des séries à la télévision. En particulier un endroit peu connu alors que tout s’y joue, plus encore que sur le plateau de tournage : les bureaux des producteurs et des scénaristes. Les histoires les plus folles et les rebondissements les plus inattendus ne sont pas toujours ceux qu’on voit à l’écran…

Après, la vérité, c’est que le roman est vraiment né avec le personnage de Sophie, que j’adore, et qui est devenue le moteur de l’histoire. C’est une fille qui a toujours vécu pour les autres, et qui a totalement mis de côté ses propres aspirations. Quand elle se rend compte qu’elle risque de passer à côté de sa vie, elle comprend que pour rattraper le temps perdu elle va devoir prendre de gros risques. Et c’est très compliqué quand on n’est pas armé pour ça… Je l’aime car je me reconnais en elle. Mais, au final, je ne sais pas si j’aurais le cran comme elle de mettre aussi radicalement en danger…

Joyce Verneuil, qui tient un rôle central dans l’histoire, est un concentré exceptionnel… Cela dit, le métier de productrice implique un caractère très spécial. Il faut cumuler deux qualités peut-être paradoxales : une très forte autorité pour diriger des équipes de plusieurs dizaines de personnes, et une très forte sensibilité psychologique pour développer un univers artistique. Alors, forcément, si on ajoute un peu d’ambition, et un sens de la manipulation, le cocktail devient vite explosif…

En tout cas, aussi ambigüe et manipulatrice qu’elle puisse être avec Sophie, il me semble que Joyce Verneuil est aussi celle qui la fait le plus avancer… Les gens moralement complexes sont beaucoup plus stimulants !

Absolument. D’un point de vue technique, le livre reprend exactement la réalité. Le système des ateliers d’écriture, avec de nombreux auteurs qui travaillent sous la direction d’un auteur principal, et qui découpent le travail en plusieurs étapes, des « arches » aux « continuités dialoguées », est appliqué en France et dans le monde entier. Lorsqu’on regarde une série, on est loin d’imaginer les rouages complexes et le nombre de personnes qui sont nécessaires en coulisses… Aujourd’hui, de Plus Belle la Vie ou Section de Recherches en France, à Eastenders en Angleterre, et Desperate Housewives ou Modern Family aux Etats-Unis, toutes les séries fonctionnement sur le même modèle. Je tiens beaucoup à coller le plus possible à la réalité.

Quand on doit livrer plusieurs dizaines d’épisodes par an, il n’y a plus de place pour l’improvisation… Et pourtant il y a toujours des imprévus ! La rencontre entre les contraintes très prosaïques d’un tournage, et les visions artistiques des uns et des autres, produit des situations souvent drôles après coup, mais très stressantes sur le moment. Dans l’urgence, il faut composer… Chaque nouvel épisode est un petit miracle, je trouve ça passionnant.

Parce je trouve que c’est beaucoup plus drôle de vivre une aventure et de découvrir un univers au travers du regard de quelqu’un qui n’y connaît absolument rien. Un lecteur m’a dit qu’il la trouvait même un peu cruche dans les premières scènes à Paris… La remarque m’a amusé car le comportement de Sophie quand elle arrive à Paris est exactement inspiré du mien ! En vérité, ce n’est pas qu’elle est cruche, c’est juste qu’elle n’a pas les codes… Quand on a grandi à Paris, il y a plein de choses qui paraissent évidentes, alors que pour beaucoup de gens elles ne le sont pas, comme pour Sophie et moi…

Il y a tout juste dix ans, j’étais encore au lycée, à Bordeaux, j’habitais chez mes parents, sur le bassin d’Arcachon. J’ai l’impression que c’était hier… Aujourd’hui, à Paris, il y a plein d’endroits et de situations dans lesquelles j’ai peur de faire des gaffes, ou de dire ce qu’il ne faut pas… Les choses n’ont pas changé !

Je ne suis pas le premier à le faire, loin de là ! Et heureusement… Cela dit, je reconnais que c’est une question que je me suis posée. Il y a quelques romans de chick-litt que je n’aime pas, à cause de l’héroïne, soi-disant « typiquement » féminine… Il me semble qu’on en a fini avec l’époque du « sois belle et tais-toi », du coup je suis mal à l’aise avec les héroïnes qui restent passives du début à la fin, et qui se contentent d’attendre le prince charmant sans jamais affirmer qui elles sont. C’est pour ça que j’aime les livres de Lauren Weisberger ou Sophie Kinsella : avec elles, c’est tout l’inverse, les filles s’assument…

En tant qu’homme, on n’a jamais attendu de moi que je sois « une jolie petite fille sage », alors peut-être j’avais ce petit « plus » à apporter au personnage de Sophie : s’autoriser à penser qu’on a le droit de se battre pour mener sa vie telle qu’on veut la mener.

Trop ! Je n’ai pas le temps de voir toutes celles que j’aimerais…