Le manuscrit de Sophie a été refusé partout.

Un jour, miracle, on lui propose d’en faire un film.

Lucas Gardel, le réalisateur, pose une condition : Sophie doit devenir sa directrice artistique. A-t-elle l’expérience nécessaire ? Pas de problème, répond Sophie, qui n’a jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma.

La voilà à Paris avec Julien, son neveu, et Mélanie, leur colocataire.
Eux, dans la vie, personne ne les a jamais aidés.
Ensemble, ils décident qu’ils ont le droit de forcer le destin.

Une directrice artistique qui n’a jamais touché une caméra.
Une apprentie journaliste infiltrée.
Et un étudiant amoureux de son professeur.
Oui, il existe des raccourcis vers le bonheur…
Mais la route risque d’être un peu plus cabossée.

Et cette ombre qui plane sur eux ?
Quand le vent se lève, bonne ou mauvaise fée, Joyce Verneuil n’est jamais loin…

Oceanicus in folio
Aucun roman n'a jamais été si bien nommé! J'avais énormément aimé son premier roman, La vie commence à 20h10, et je peux vous dire que celui-ci est à la hauteur du précédent. Un pur régal, vraiment.
Cosmo
Coup de coeur.
Valentin Spitz, Europe 1
Génial. On tourne les pages sans s'arrêter. Un tourbillon absolument jouissif.
Grand Public, France 2
Une nouvelle comédie drôle et caustique.
Nouvel Obs
Les turpitudes de nos trois héros semblent parler des nôtres. Mais comment fait-il ? Les arcanes du cinéma et de la presse croqués comme jamais. Trépidant.
Laurent Ruquier
Un livre que j'aime.
Scénario-Buzz
L’intérêt réside dans la protagoniste qui incarne à merveille les rêves et désillusions des aspirants romanciers/scénaristes. Ce roman pétillant et optimiste devrait beaucoup « parler » aux wannabe auteurs, et je l’espère les faire un peu réfléchir: ce faire exploiter n’est PAS la solution pour débuter une carrière de romancier ou scénariste…
L'Indépendant
Trois personnages tellement actuels et attachants. Délicieusement rafraîchissant.
Madame Figaro
Une comédie drôle et enlevée, qui a tout d'une bonne série.
Biba
Une saga euphorisante.
Moi, Clara et les mots
Un roman vif, pétillant, rythmé, qui colle à la vie avec des rebondissements et de l'humour. On ne s'ennuie pas une seule seconde ! L'écriture de Thomas Raphaël sert ce livre avec brio ! Hautement addictif. Un vrai plaisir.
Cultur'elle
J’ai adoré. Drôle, pétillant, virevoltant... Et j’ai apprécié de retrouver Sophie, plus maladroite que jamais, dans un nouvel univers que nous découvrons avec elle : celui du cinéma. Je conseille absolument ce roman, que l’on peut d’ailleurs tout à fait lire sans connaître le précédent.
Liratouva
Un moment de vrai plaisir. Contrairement à ce qui m’arrive généralement, cette nouvelle aventure de Sophie (peut très bien se lire indépendamment) m’a encore plus séduite que la première! Ce qui est peu dire! Un livre pour vivre par procuration une autre jeunesse, quand tous les espoirs sont encore possibles.
L'Insatiable
Un roman tendre, léger, complètement addictif (l’effet page-turner est très réussi), qui donne le sourire. Digne d’une excellente série US ou d’un très bon film... (Alors c’est quand? Habituellement pas fan des adaptations au cinéma, mais là c’est évident: ce serait un carton!)
La Cause littéraire
Fiction marquée par le sceau d’un réalisme profond, ce roman est le reflet miroir des existences menées par la jeunesse de notre temps. Il dépeint tous les pièges professionnels, déjoués ici avec humour et tendresse. Chaque situation est décrite de façon subtile, sans complaisance ni détours. Un roman divertissant, très humain, où il est aussi et surtout question d’amour !
Un peu de Tout, beaucoup de Moi
Même si mon univers est bien loin de celui des médias, je fais également partie de cette génération Y qui a besoin de se battre un peu plus que la génération précédente pour obtenir une vie qui me ressemble. Avec un titre pareil il ne peut que s’agir d’une jolie histoire...
En lisant en voyageant
Le bonheur de retrouver toute l'équipe, ses tracas, ses coups durs, mais aussi son énergie et sa débrouillardise. On aurait pu craindre que cette suite soit fade par rapport au premier roman… Eh bien non, j'ai pareillement ri et tremblé, emportée par un plaisant tourbillon.
Je me livre
Thomas Raphaël, grand romantique, sait faire palpiter mon petit cœur, sans mièvrerie, maîtrise l'art de la chute avec brio. Une chouette œuvre qui m'a procuré un réel plaisir à tel point que j'ai volontairement éternisé la lecture pour déguster chaque instant.

Pas du tout! Les histoires sont indépendantes.
Je n’avais pas seulement envie de raconter des histoires singulières, j’avais envie de parler d’une époque et d’une génération. Sophie, Mélanie et Julien ont chacun leur parcours, mais ils incarnent trois visages de la génération Y, c’est-à-dire tous ceux d’entre nous qui, pour la première fois depuis des décennies, doivent se battre plus fort qu’avant pour conquérir des places moins enviables. Ils ont en commun de n’avoir aucune place qui les attend, aucune porte ouverte devant eux, aucun piston, aucun réseau, aucun héritage. Ils n’ont qu’eux sur qui compter. Les rêves de Sophie, Mélanie et Julien, et leurs valeurs morales, sont différents, mais ils se retrouvent dans une même énergie initiale. Au début du roman, chacun de son côté, ils passent en mode combat : ils arrêtent de respecter les règles du jeu, ils décident de forcer le destin. Et je suis sensible à la poésie urbaine des destins qui se frôlent, qui se croisent, qui se jouent au même endroit au même moment…
C’est Guillaume Robert, mon éditeur, qui a été le premier à voir cette référence. Et plusieurs lecteurs qui ont lu le manuscrit. J’en suis heureux car j’aime beaucoup les romans d’Armistead Maupin. Je les ai lus il y a 13 ans, l’année où je suis arrivé à Paris… A l’époque, ils m’ont marqué, je les ai enchainés, je ne les lâchais pas… Je peux même dire qu’ils m’ont construit. J’imagine que Les Chroniques de San Francisco sont une influence naturelle, puisque je raconte les premiers mois d’une vie qui recommence à zéro, à Paris. Ce qui est amusant, c’est que, pendant l’écriture, je n’y ai pas pensé une seule fois. La référence m’a pris par surprise une fois que le roman a été terminé. J’aime bien l’idée d’influences inconscientes, l’idée que les anciennes lectures infusent en nous, qu’elles nous irriguent de façon subliminale.
Ce sont les courriers que j’ai reçus après la parution de La Vie Commence à 20h10 qui ont libéré mon envie d’écrire Le Bonheur Commence Maintenant. Je ne voulais pas imaginer une suite au sens strict, mais l’idée de retrouver mes personnages était excitante. En lisant les mails des lecteurs, je me suis dit, ils ont raison, le parcours de Sophie n’est pas achevé : elle a pris confiance en elle, elle sait ce qu’elle veut. Mais il lui reste à passer à l’acte maintenant qu’elle a découvert qui elle est vraiment. Les deux romans peuvent se lire séparément, mais c’est surtout amusant de voir qu’ils peuvent se lire dans les deux sens. Le Bonheur Commence Maintenant raconte le tournage de La Vie Commence à 20h10, alors on peut très bien lire La Vie Commence à 20h10 dans un second temps, comme un aboutissement, comme si on découvrait le film que Sophie avait imaginé…
La télévision, dans La Vie Commence à 20h10, est un lieu où Sophie s’est rendu compte que le talent n’est pas quelque chose d’inné, que c’est avant tout une technique, qui s’acquiert par la pratique. Au sens strict, c’était son roman d’apprentissage. Avec Le Bonheur Commence Maintenant, elle est confrontée à un problème d’adulte : maintenant qu’elle en a toutes les cartes en main, est-elle prête à les utiliser ? Sophie est un personnage qui me touche car elle part avec un énorme handicap : c’est la bonne fille, la bonne élève, la bonne future épouse, qui s’est toujours effacée derrière ses parents, ses professeurs, son copain. Quand elle se retrouve à diriger un plateau de cinéma entièrement dédié à la fabrication d’une histoire qu’elle a elle-même créée, soudain, pour la première fois de sa vie, elle est exposée. Elle voulait la liberté et les responsabilités : est-elle prête à assumer ? L’idée de départ, c’est le parallélisme entre ce que signifie être artiste et ce que signifie être adulte. S’affirmer en tant qu’artiste et devenir adulte, c’est le même chemin : la conquête de l’indépendance. Et l’obligation d’en assumer les conséquences. Etre artiste, comme être adulte, c’est ne plus avoir personne derrière qui se cacher. Le cinéma est un art où les enjeux financiers et médiatiques sont immenses, où l’exposition est maximale : ça se prête parfaitement au sujet.
Mélanie est une bonne journaliste. Elle a une déontologie claire, le sens de la vérité, et le réflexe de l’investigation. Mais elle est en décalage avec une industrie qui a parfois soldé ses valeurs pour survivre à la crise. Notamment par le recours massif aux pigistes, et par la précarisation des journalistes, qui n’ont plus les moyens de bien faire leur travail. Mélanie se pose une question, qu’on s’est tous posée, à un moment ou un autre, quels que soient nos métiers : suis-je prêt à faire des entorses à l’idéal que je me suis fixé ? Et on en arrive tous, je crois, à la même conclusion, qui est de faire certains compromis, en se promettant d’essayer de changer les choses de l’intérieur. Sauf que, une fois à l’intérieur, qui reste vraiment fidèle à sa promesse initiale ? L’histoire de Mélanie, c’est l’histoire d’une fille qui ne veut rien lâcher : elle veut sa place, et elle la veut sans compromis.
Avec Julien, j’avais envie de parler d’amour et d’admiration. De l’admiration de l’autre au point de vouloir devenir cet autre. C’est un type de sentiment amoureux qui trouve une force particulière dans une relation entre deux personnes du même sexe puisqu’entre deux hommes, ou entre deux femmes, devenir l’autre semble réellement possible… Julien rencontre Arnaud. Arnaud devient son mentor, son modèle. Et plus Julien a du mal passer à l’acte auprès d’Arnaud, plus, par compensation, il est tenté de l’imiter, de devenir Arnaud. La question que je me suis posée au départ était : peut-on fonder un amour sur l’admiration ? Est-ce sain ? Est-ce fonctionnel ? La rencontre entre Julien et Arnaud est pour moi une belle histoire, qui a de la légèreté. Parmi les trois histoires du roman, c’est cela dit la plus ambigüe. C’est aussi celle qui m’est la plus personnelle, à laquelle je suis le plus attaché.